AnimationCoups de cœurCritiquesSérieFinal Space – Olan Rogers (2018)

Avatar Clothilde Zanottifévrier 2, 2020577 min

Après avoir détruit 92 croiseurs galactiques sur le parking d’un petit restaurant mexicain familial en essayant de séduire l’élue de son coeur, Gary Goodspeed est condamné à cinq ans de prison à bord d’un vaisseau spatial désert. Il y fera la rencontre de Mooncake, un extraterrestre aux ressources insoupçonnées et à la mignonnerie débordante. Cette amitié renversante l’entraînera dans un combat sans relâche contre le maléfique, l’ignoble et le très très petit Lord Commander.
Mettre en avant l’espoir, la force de l’amitié, l’amour et le courage, voilà l’objectif de Final Space. Mais aussi de montrer que derrière chaque gros cliché se cache de belles surprises, qui sauvent parfois des vies.

Final Space est né en 2018, sous le regard bienveillant d’Olan Rogers. Proche des séries animés pour adultes tels que Rick et Morty ou Désenchantée. Sous un format de dix épisodes d’une vingtaine de minute, Final Space happera ses spectateurs dès les premières minutes de visionnage. Sans oublier la cerise sur le gâteau, un doublage français hors pair (Gilles Laurent, Baptiste Lecaplain). Non sans se contenter d’une simple traduction, un réel travail d’adaptation fut mis en place pour les dialogues acérés et viscérales de la série. Chaque répliques, intonations, et même expression de Gary ou d’un autre personnage touchent, surprennent, renversent l’auditoire par la justesse du langage choisi.

Avec ces personnages hauts en couleurs, on ne s’ennuie jamais. Gary, le héros de cette aventure est courageux, passionné, obstiné, et incontestablement hilarant, mais aussi maladroit, mythomane ou encore complétement irresponsable avec une langue bien pendue. Son attitude toujours positive et optimiste frôlant la folie ou encore ses répliques pointues permettent à ses compagnons de voyage (et au spectateur) d’entrevoir un rayon d’espoir dans des moments, très souvent, désespérés. La franchise dans ses actes, ne laissent pas indifférent et créé un lien d’affection sans faille entre lui et son public. Toujours en train d’essayer de sauver les autres au détriment de sa propre personne, c’est une personne qui force le respect, d’autant plus que que ses capacités laissant à désirer consolident la question “comment peut-il être encore en vie ?”. La balance des caractères entre les personnages engendrent un humour fort et honnête. Comme avec le personnage de KVN (Kevin), le compagnon anti démence spatial de Gary, qui le rend plus fou qu’autre chose en lui empoisonnant la vie. Il y a également Hue, l’intelligence artificiel du vaisseau, toujours rationnel et porteur de mauvaise nouvelle, ce qui crée des dialogues uniques et décalés entre lui et Gary. Il n’y a pas de personnages inintéressant ou inutile dans Final Space. De Mooncake l’extraterrestre adorable aux pouvoirs surpuissants jusqu’au maléfique et nanesque Lord Commander, en passant par Avocato, l’homme chat le plus armé de la galaxie.

Crédits : Conaco

L’histoire portée par Final Space n’a rien d’une peinture de fond pour mettre ses blagues au premier plan. Les fous rires, la surprise ou encore les larmes que vous tireront cette série sont dus à un équilibre parfait entre humour et scénario aiguisé. L’ensemble intercalant des références cinématographiques allant de 2001 L’Odyssé de l’Espace à Star Wars. Accompagnées par une bande son parfois douce et parfois délirante, les aventures de Gary et sa bande doivent être vues et revues sans modération.

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Clothilde Zanotti

Scénariste, réalisatrice et monteuse dans le collectif Les Zinzolins

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